

du 28/05/2012
Selon la fameuse chanson, le dimanche à Bamako c’est jour de mariage. A Villiers, le dimanche, c’est jour de fête. Depuis 5 ans, et notre relance en 4ème série, nous avons appliqué comme un leitmotiv cette théorie chaque fois que nous entrions sur le pré. Le rugby comme une fête partagée par tout un club, par des frères d’armes.
Depuis le début de cette saison avec nos amis des Boucles, nous avons perpétué cet adage. Et en ce dimanche de Pentecôte, sur le terrain du stade Guy Môquet de Drancy, c’était jour de fête ; la tradition est perpétuée.
Ce match de Rueil ne manquait pas de sel. Nous affrontions une équipe qui nous avait battus sur notre terrain 2 mois plus tôt. Nous voulions notre revanche. De même, depuis 4 ans nous disputons chaque année au minimum un ¼ de finale du championnat de France. Il n’était pas question de s’arrêter en 1/8ème. Enfin, en fonction du résultat du club de Houilles dans son match, le vainqueur de notre confrontation pouvait se voir promu en Fed 3 à l’issue des 80 minutes.
15h30 : le ref du jour donne le coup d’envoi des hostilités. Sous un soleil de plomb et devant un public enthousiaste, l’entame est équilibrée. Puis, petit à petit, nous commençons à prendre le contrôle de la partie et la mesure des jaunes et bleus des hauts de seine. Au crépuscule du ¼ d’heure de jeu, Max claque un drop gunneresque des 45 mètres en coin. Le public se lève pour saluer l’ouvrage mais le ballon s’échappe de quelques centimètres du poteau droit.
Les minutes suivantes sont à notre avantage. Mais nous sommes régulièrement sanctionnés et nos mauvais choix de jeu nous empêchent de concrétiser. Et ce qui devait arriver arriva. Sur une des rares incursions de Rueil dans nos 22, nous sommes sanctionnés d’un hors-jeu de ligne. Le buteur adverse transforme l’offrande et déflore le planchot. 3-0.
Sur le renvoi, nous reprenons notre domination et vendangeons plusieurs occasions. Une ultime tentative de drop de Fab des 40 mètres en coin passe à côté.
Mi-temps sur ce score de 3-0 pour le RAC.
Dès la reprise, le scénario se réécrit. Notre coaching densifie notre pack et nous nous faisons plus pressants. Il est dommage que nous ne parvenions pas transformer suffisamment notre jeu sur les extérieurs. Nous créons des brèches mais ne concrétisons pas.
A la 50è, 1er tournant du match. L’arbitre sanctionne un plaquage dangereux et exclut pour 10 minutes le 8 de Rueil. Sur cette pénalité, Max la Roucasse bute et passe 3 points pour égaliser.
La dernière demi-heure sera terrible par son suspense et interdite aux cardiaques. Le jeu n’est pas grandiose mais l’intensité est maximale. Nous tentons beaucoup de choses mais des erreurs techniques ou tactiques grèvent nos actions. Ajoutez à cela un arbitrage de moyenne qualité des 2 côtés et l’étincelle n’arrive pas à illuminer cette partie. On atteint même l’extase lorsque l’arbitre décide de faire simuler les mêlées par manque de 1ère ligne chez nos adversaires, alors qu’il y avait a priori le nombre suffisant de joueurs. Et à notre niveau, la règle de la carence ne s’applique pas.
Bien que brillant la semaine dernière, Max n’arrive pas à régler la mire et manque 2 fois la cible sur pénalité, dont une à 20 mètres face aux poteaux.
Les 5 dernières minutes seront folles. Sur un ballon récupéré dans ses 30 mètres, Rueil relance. En bout de ligne, l’ailier tape à suivre et est touché au passage par notre arrière. L’arbitre applique la sentence : pénalité au point de chute, situé à 25 mètres et sur la croix des 15 mètres. Le buteur s’élance, la respiration de nos fans est retenue. Heureusement pour nous, le but passe à côté. Sur le renvoi, le jeu se déroule dans notre camp et le chrono s’égrène. Nous atteignons le temps additionnel lorsque nous récupérons une pénalité dans notre camp. Cyril trouve la touche à hauteur de la médiane. Un superbe lancer de Greg en fond et nous enclenchons un maul monstrueux. Ballon bien au fond et en avant Guingamp !! Nous progressons sur 5 mètres, 10 mètres, 15 mètres. La défense de Rueil se met à la faute et l’arbitre tend le bras. Sur l’avantage, nous poursuivons l'avancée et rentrons dans les 22 pour porter le ballon jusqu’à presque 5 mètres de la ligne. Tom éjecte le ballon sur Max qui tente le drop plein axe mais manque le coche. L’arbitre revient à la pénalité. Peu en réussite, Roucasse laisse le but à Fab. A 30 mètres légèrement décalé à gauche, l’occasion est unique pour remporter au forceps cette partie. Le stade se tait comme exténué par cette partie. Fab s’élance, tape et passe la gonfle entre les perches. 6-3. Fin du match.
Les très nombreux supporters de nos couleurs envahissent le terrain. Leur joie est à la hauteur du stress vécu pendant 80 minutes. La chanson des Boucles-Villiers est rapidement entonnée. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, nous apprenons très vite la défaite de Houilles. Nous sommes en Fed 3 par la grâce de notre victoire.
La joie est indescriptible et la 3è mi-temps sera mémorable.
Dimanche prochain, nous affronterons le Pays Saint-Jeannais en ¼ de finale. Cet adversaire, champion du Lyonnais, vient de sortir coup sur coup la VGA et Houilles. L’opposition s’annonce terrible. Peu importe à cet instant. Tel Epicure nous profitons de l’instant présent. Car aujourd’hui c’est dimanche. Et le dimanche, c’est jour de fête.
LeHuit
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